mercredi 29 janvier 2020



Destinée, 
On était tous les deux destinés, 
 A voir nos chemins se rencontrer toi et moi ...



Et là tu penses à Monsieur Katia et son magnifique ensemble tout lycra- léopard qui danse un slow langoureux avec Monsieur Pierre ...   et son complet raccord canapé.






On rigole, on rigole, mais cette chanson qui nous rapporte à des films qui font rire se termine par des paroles pas super gaudriole  :


" Destinée, 
Encore une fois le coeur déchiré, 
Je suis un clown démaquillé, 
le grand rideau vient de se baisser sur l'été". 



On se console avec ce magnifique costume qui à la faveur des lights change de couleurs ...
(on met quoi comme chaussures avec ça ?)








"Destinée" était déjà créditée sur une BO  puisque composée pour : "Les Sous-doués en vacances"  et le fameux "Love Computer",  ... avant de devenir cultissime dans le "Père Noël est une ordure".

Ce morceau qui fait tilt aux premières mesures est une des nombreuses productions musicales de Vladimir Cosma.
Celui là même qui a rythmé les chutes du Grand Blond, fait flirter Vic en Boum,  et ponctué les grandes enjambées de Jean Rochefort.





Guy Marchand dira que la composition n'est rien de moins que la mélodie de l'été Indien de Joe Dassin à l'envers. Ce titre composé comme une bonne blague parodique guimauve et potache sera son plus grand succès .


Joe Dassin
"L'été Indien"





Les paroles sont signées Philippe Adler, ...  Philippe Adler ? 


Ah !!!!!  Le Philippe Adler qui a écrit une chanson pour Mort Shuman, qui parle du triangle des Bermudes, zone géographique anxiogène dans les années 70,  ....  Manu-Manureva, tout ça tout ça ...


Mort Shuman 
"Allo Papa Tango Charlie"



Celui qui s'empare de la gouaille de la Reine des Nuits Parisiennes d'après guerre pour chanter cru.


Régine
"L'emmerdeuse"




"Destinée" 
C'est le titre qu'on a entendu des centaines de fois sans se soucier d'aller voir qui avait écrit le morceau ... 

Alors en quelques mots :





Philippe Adler était : 

- auteur de romans, dont un ayant fait l'objet d'une adaptation au cinéma,
- auteur de chansons, on lui doit également : Macao  par le Grand Orchestre du Splendid.
- rédacteur en chef de Jazz Hot et Jazz Mag (les frères ennemis du jazz en print), 
- animateur télé (Jazz 6)

Féru de Jazz, depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de galettes 33 tours, il était également fan de Bob Dylan et amateur de cigares. *

Le frenchie crooner Guy Marchand est principalement estampillé et limité à : "Ah oui le mec de Destinée" ..
Pourtant, il avait débuté sa carrière avec un titre pour le moins truculent :


"La Passionata"




On lui connait une passion pour le Tango :


"Moi je suis Tango"







Dernièrement vu dans la série "Dix pour Cent", Guy Marchand poursuit sa carrière multi-casquettes, chanteur, acteur, auteur de romans, ... 




* Spéciale dédicace à mon petit bleu de la côte ouest - Dad


dimanche 5 janvier 2020

Mister ...

Mister Sylvian,

1983, Un David croise l'autre, ...
Quand pour la bande originale du film Furyo, Ryuichi Sakamoto demande à David Sylvian de poser sa voix sur la chanson phare du film dans lequel Bowie campe un prisonnier.

On fait dans la saison hivernale puisque le titre original du film est "Merry Christmas Mister Lawrence"...



"Forbidden Colors".





Même s'il est tentant de penser que David Sylvian est un pseudo clone de Bowie, se serait réduire sa carrière a peau de chagrin.

David Sylvian débute sa carrière avec JAPAN, précurseur capillairement-parlant de Kadjagoogoo :
(pour toi qui aime les malabars bi-goût et les petits noeuds sur les tee-shirts)




... JAPAN ...

Le groupe débute dans les années 70, il est composé de David Sylvian (guitare-chant), son frère Steve Jansen (batterie), Richard Barbierie (claviers) et Mike Karn (basse), ils seront ensuite rejoints par Rob Dean (guitare).  
Le nom de JAPAN ne devait pas s'inscrire dans la durée, mais sans doute faute de mieux, ou parce qu'ils avaient déjà commencé à se faire une petite renommée l'appellation restera.


Premier album : "Adolescent Sex" sorti en 1978.





Difficile de distinguer le beau gosse qui se cache sous la tignasse peroxydée.

En pleine période punk, leur style musical détonne. S’entremêlent des réminiscences de rock, du funk, et une pincée d'électro, on peut même sentir poindre un brin de dance floor disco.

Sans doute que le flirt n'est pas assez poussé car ce mixage musical ne parvient pas à convaincre les critiques britanniques, leur pays d'origine, ni à faire grimper les ventes de disques dans la perfide Albion, en revanche le Japon et les Pays Bas se laissent séduire.



"Don't rain on my parade"



Le second album "Obscures Alternatives" est de la même trempe.

!!!!    Attention virage    !!!! 


En 1979, c'est Moroder lui même qui produit un effet percutant sur ce que sera le style musical des futures sonorités de JAPAN.

Goergio Moroder en produisant "Life in Tokyo" fait pleuvoir les lasers et c'est une envolée de boules à facettes ...



"Life in Tokyo"





1980, Troisième album "Quiet Life", qui sonne résolument électro, dans lequel on trouvera quelques magnifiques titres comme :


"Quiet Life"




Des kilos de cheveux en moins et l'installation pour David Sylvian d'un look dandy qui sera désormais sa marque de fabrique, devenant un peu le pendant blond du ténébreux Bryan Ferry, l'ambivalence sexuelle en plus.

(Même si avec le recul on peut lui trouver quelques petits airs de Michèle Torr ... la coloriste n'a pas fait dans la légèreté !)

Les envies de BO et autres expérimentations musicales commencent à planer sur les compositions à l'image du titre :


"Nightporter"



On notera également que la tessiture vocale de David Sylvian s'est enrichie de graves suaves.

Petite introspection dans les règles de l'art avec le titre "Ghost" qui figure sur l'album "Tin Drum", cinquième et officiellement dernier du groupe.

Album studio, car ironie du sort c'est par le biais de leur live "Oil on Canvas" que la notoriété internationale commençait réellement à arriver quand il décident de se séparer.


"Ghost"






"Visions fo China"





Après le split de JAPAN chacun poursuivra sa carrière,  ... 

Mike Karn avec Pete Murphy (Dali's Car) : 

"The judgment is the miror"





Rob Dean ayant quitté le groupe au 4ème album sera crédité entre autre sur "The Lion and The Cobra" de Sinead O Connor. Sublime album dont il co-signera ce morceau (pas forcément le plus représentatif de l'album) :


 "I want your (hands on me)"





et les trois autres se réuniront souvent autour de collaborations.

David Sylvian publie en 1984 "Brillant Trees", premier album solo qui a ce jour à environ 15 petits frères, et bon nombre de participation à des compilations.


"The Ink in the well"




Loin de caracoler dans les hits Parades, la carrière du blond David est toujours riche de nouvelles aventures et d'exploration sonores.

Collaborant avec de prestigieux comparses comme Robert Fripp, David Sylvian importe toujours sa marque de fabrique, cette ambiance musicale qui telle la brume qui recouvre un paysage semble habiter ses compositions.
Comme un nuage enveloppant de mélancolie, de romantisme, et de délicieux désespoir entretenu. A la manière du spleen qui inspirait les poètes.

Encore de belles plages de musiques qui me sont méconnues, mais je me repose un instant sur cette collaboration avec le frenchie ReadyMade qui date de 2010.


"Sugarfuel"




vendredi 6 décembre 2019

Mais Ouais !

"Comme d'habitude" ... 


S'il y a bien une chanson Jackpot c'est celle-là, ....

Petit souvenir de mon passage dans le milieu de l'édition musicale où cette oeuvre (en français et en anglais) était un des fers de lance de la société. 
Un titre qui sans que l'on ne remue un orteil avait le don de faire tomber les brouzoufs ...

Mais ce qui se sait moins c'est que David Bowie a une place dans l'histoire de cette chanson ...






1967, Jacques Revaux compose (à l’arrache quatre titres dont) "For me", prémice de "Comme d'habitude", il présente sa chanson à Michel Sardou qui la refuse, puis à Hervé Villard qui accepte (pour la coller sur une face B), mais Jacques Revaux souhaite la proposer à Claude François.

L'histoire dit que Claude François qui avait refusé une première fois la chanson, reçoit en août 67 Gilles Thibaut et Jacques Revaux au Moulin de Dannemois ; et que c'est au bord de la piscine qu'ils ré-écrivent à trois ce titre en français qui désormais parle d'une histoire d'amour qui se délite.

Ainsi naquit "Comme d'habitude"

En 1968, David Bowie qui n'a a son actif que des tentatives musicales n'ayant pas encore rencontrées leur public, travaille sur une adaptation anglaise pour un éditeur, son titre sera : 

"Even a fool learns to love".

Cette version n'étant pas "satisfaisante", Bowie repart sur la production de son prochain album et l'histoire Cloclo / Beau David s'arrête là. 

La version Bowie ne verra jamais le jour  ... mais elle est audible ici : 





Novembre 1967, Claude François qui vient de fonder "Flèche" son propre label, dans le but de contrôler davantage sa carrière, sort en premier opus "Comme d'habitude" et c'est d'emblée un carton plein.

Paul Anka de passage à Paris découvre la chanson et en acquiert les droits ; il en fait une adaptation qu'il interprète lui même :


 "My way"






Le Pater de Paul a dans ses amis un certain "The voice" Franck Sinatra, qui en 1965 interpréta une chanson nostalgique sur la fuite du temps :

"It was a very good year" ...






... "I'm in the autumn of the year

And now I think of my life as vintage wine" ... 


"Comme d'habitude" version Paul Anka est davantage autocentrée, ce qui convient sans doute mieux a Franckie. Un bilan de vie qui met les choses à plat, et assume tout son parcours. 
On est pas dans le chant du cygne mais on se rapproche de la sortie ... 


"And now the end is near ... "


Franck Sinatra s'empare de cette version et la classe dans le hit parade en 1969. Bien que second interprète on lui en accordera souvent l'origine.






Dans la palanquée de reprises il y a bien entendu celle de Sid Vicious (1979), introduite par Eddie Barclay sur la scène de L'Olympia :







Dans la même veine (humour sanglant !) ...

D'une voix gutturale en 2013, Christopher Lee range cape et dentier pour enregistrer un (nouvel) album "A heavy Metal Christmas too" sur lequel on trouve une version à sa sauce.






Dans les versions féminines :

Nina Hagen sur la scène de l'Oympia Paris 1980 





On notera que reprendre "My Way" c'est punk-rocker .... Sid Vicious, Nina Hagen,  ... on attend que Marylin Manson s'y colle ou bien ? 

On passe les classiques covers de Elvis Presley, Robbie Williams,  ...

L'assassine version Régine :
.. Quoique tellement titi parisienne dans l'accent, que finalement c'est du bonheur





La version soul qui groove de Aretha Franklin  :
...Qui donne sa mère envie de danser un slow ! 






Celle de Nina Simone :
Version uppercut s'il en est !






Et David Bowie ? 







Il s'inspira de la ligne harmonique de "Comme d'habitude" pour composer "Life on mars ?", un de ses titres aux paroles les plus alambiquées.
Sans doute sa manière si particulière de découper ses paroles et de les re-coller au gré de ses envies pour en faire un voyage onirique. 

D'aucun diront qu'il tient là sa revanche à son adaptation "insatisfaisante" ... un échec qui lui ouvrit la voie pour écrire un second album qui enfin rencontrera son public,  ...




mardi 1 octobre 2019

Mister Jones

On devrait tous écouter plus de Tom Jones !!!!

(même si, c'est certain, j'augmente ostensiblement la moyenne de mon arrondissement !).



Et Pourquoi Donc me demanderez-vous ?

 


Tom Jones c'est le chanteur lover-velu des années 60, qui a principalement fait des tubes entre 1964 et 1970 mais que tout le monde s'arrache pour faire cycliquement des coups d'éclats dans les hits parades.

Qui peut refuser un duo avec Mister Jones ?
(certainement pas son chef de produit ...)


Respect ! 


Porter des marcels à trous, des chemises à jabots, des vestes à paillettes ...  et composer avec Jack White n'est pas donné à tout le monde !

Tom Jones a une carrière qui s'étale sur 6 décennies !!!!
(Hey whouai !!!!! ça calme !)

A lui seul il est une encyclopédie des frasques vestimentaires de toutes les époques musicales !!!
(hors grunge il faut bien admettre qu'il n'a pas coché cette case)

La carrière du Monsieur est immense, il fallait bien tirer un fil conducteur ... Et c'est donc une petite visite de sa garde robe musicale que je vous propose ...



1966 SHOW TOM JONES
 Un petit look : décontractée de la rouflaquette,
la cravate sous la veste en daim, ...
la classe à l'américaine.

"It's not unusual"



Bien des années plus tard ce titre sera la BO de la cultissime danse de Carlton 




A peine le temps de faire son brushing que c'est la consécration : 
La bande originale de James BOND 

le vrai, l'unique : Sean Connery .... "and he strikes like Thunderball *" 
(*"C'est tout Sean", dixit Money Penny)


1965 
"Thunderball"



Sur la version Française du 45 tours, on notera ce petit air d'Alain Chabat !!!!



Toujours en 1965, même si la vidéo semble un peu plus 70, on appréciera le port de deux bons kilos d'or entre la croix (option XXL pour ne pas être noyée dans la moquette) et la boucle de ceinture (western maffieux). Good taste !



"What's new Pussy Cat"



Un petit air de Mister T ?



"Delilah"
Sortie en 1968 (vidéo datant de 1973) où on navigue entre invité à la table des mariés et "Garçon un café s'il vous plait"




Dans la série "les improbables reprises de Faith No More" et elles sont légion !
(oui je sais encore le patron !!!)



Et si tu es très curieux tu suis le lien, tu pourras écouter une démo et un live de Mister Bungle qui reprend "Thunderball"  ICI


Retour à Tom Jones, reprise de la chrono farandole des looks, 1969 :

Petit duo avec Janis Joplin, parce que Tom il ne rentre pas dans les cases ! Et force est de constater qu'il tient la dragée haute à n'importe quel partenaire de duos chantés :
Stevie Wonder, Little Richard,  Tina Turner, Jessie J, Jerry Lee Lewis, ...




Et comme on ne va pas refuser une petite choré et une chemise à jabots .. 


"Help Yourself"




1969
Tom Jones se déchaine sur le dance-floor, cette prestation vaudra à la chaine des courriers indignés de voir quelqu'un ainsi s'agacer du bassin !!!! 

"Treat her right"




1970

Merveilleuses années 70,  ... 
Les Carpentier nous offraient du Carlos un rien engoncé dans son costume de Bécassine, accompagné de semblants de Donald Duck se dandinant de la croupe...




Et pendant ce temps là aux states, ...  

Tom pulvérise toutes les probabilités du bon gout en costume acrylique marron glacé à franges bicolores.
Cette parure (classée au feu M4)  prend toute son ampleur lorsqu'il nous fait la démo de la danse "Funky Chicken" ...





Mais, Tom est fidèle et le lover revient à ses premières amours, les kilos d'or ...
qu'il agrémente en toute simplicité d'une petite veste façon 'spencer" à paillettes rouges ...


1971
 "She's a lady" 




(et le spencer vous l'avez en bleu ? )




Comme notre Line et votre Céline, Tom fera son show à Vegas... et fera même trembler le King en personne ...




1974,
L'afro qui va bien, le costard cow-boy sous LSD, ... que du bonheur !!!!

"Something baby I like"




Une nouvelle ère s'amorce, celle des collaborations avec la jeune garde musicale du moment,...


Il se frotte au disco, avec un petit air de Tony Manero non ?  :


"Love in this air" 





Ses albums se classent toujours dans les charts, mais jamais ses mélopées (en autre teintées de country) ne retrouveront les succès des années 60. seules ses collaborations lui redonneront accès aux classements des meilleures ventes.

Tom Jones, c'est une voix, un timbre, un coffre de break, et sans nul doute un très fort capital sympathie, qui lui permet à chaque époque de coller au son du moment avec la collaboration qui va bien.

Après le décès de son agent c'est le fils de Tom Jones qui reprend les reines, sa carrière s'ouvre vers de nouvelles aventures ...


1986, belle remontée dans les charts avec une reprise de Prince orchestrée par Art of Noise


"Kiss"



Toujours en 96, Tom Jones est tellement ancré dans l'imaginaire des nouvelles générations qu'il est souvent employé dans son propre rôle au cinéma comme dans Mars Attack.






1996, C'est aussi l'année du tube, "Sex bomb"
(56 printemps et même pas peur ! quoique ce petit air lifting et teinture capillaire à la Berlusconi ... )





1999, c'est au côté de The cardigans qu'il sort une reprise de Talking Heads "Burning down the House" on est d'accord que ça sent la machine à cash, mais c'est Tom ... 






On pardonnera cette reprise de "Black Betty" de 2002, qu'il s'agisse de la compétition trop de poils sur les joues ou de création musicale, les originaux l'emportent ! (n'est-il point ?)


Encore une fois, en 2018, Tom (79 printemps) retrouve la popularité auprès d'une nouvelle génération en étant Jury dans "The Voice UK".

Autant dire que quand il donne le ton ... il a le bon ! 







Et même s'il porte désormais le cheveux et la barbe blanche ... Tom sera toujours ...





dimanche 8 septembre 2019

Mon Beau Serge

Ma compile perso,
les oeuvres de Serge Gainsbourg
que je me repasse sans me lasser ...


Le Serge un peu oublié,
celui des premières années, qui pose sa voix sur des trompettes, de la clarinette et des sons clairs de batterie un brin jazzy.
Lui n'est jamais aussi léger que les envolées musicales qui poussent aux déhanchements langoureux qui accompagnent sa voix encore chantée.
...

Lui qui bouscule du verbe les Yé-yés avec des paroles telles des salves acides dans les hits parades glucosés, à vous faire tomber les lunettes de Léon Zitrone.

Exit les histoires d'écoliers qui terminent l'année d'Annie, le film triste et la duperie pleine de larmes de Sylvie, Serge osera les sucettes anisées dans la bouche et pour représenter (la) France ...

Pendant que le (futur) "National Jojo" entonne "Souvenirs souvenirs" en donnant des coups de bassin, Serge évoque les coups de reins ...



" Laisse-toi au gré du courant
Porter le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien"


"L'eau à la bouche"







Le Serge meilleur ami des femmes, qui leur murmure des conseils pour mieux séduire d'autres hommes ... que lui !

"La recette de l'amour fou "







Le Serge qui ne saurait se laisser enfermer dans l'ennui d'une vie maritale tellement trop banale pour sa sensibilité ...

"Ce mortel ennui"





"L'alcool "
"Mes illusions donnent sur la cour, ... "
... noyer ses déboires amoureux, la fadeur de la vie de labeur dans des liquoreux.







En 1959, le claqueur de doigts, l'amour à la papa, ... 
et une balle de fond de court pour une belle qui s'est fait la malle.


"Mieux vaut ton absence que ton inconséquence"

"Indifférente"



 



Le Serge qui dit l'amour ...
déçu, désabusé, décevant, entêtant, envoûtant, lassant, brûlant, blessant, ...

Chanson destinée à représenter la France à l'Eurovision en 1975, censurée par la lucarne, oubliée et mal étiquetée ... une pépite qui renait vingt printemps après sa disparition.


"Le Boomerang"





Quand on est génial, on est revisité bien après, CQFD Coco Chanel.
Julien Doré  ne se limitera pas à l'influence, mais bel et bien à la copie ..  mais comment remplacer Jean-Pierre Cassel qui a lui seul dispense d'une dispendieuse production de scopitone ...


"Chez les Yé-Yés"








L'amour déçu, bagarreur d'une lutte sentimentale, précurseur des punchlines : (l')arme fatale, les mots qui mitraillent ...

"Anthracite"







Et comme tous les chemins mènent à Miky-Mike, on notera la copie presque conforme de cette pochette pour son projet avec Dan the Automator  "Lovage - music to make love to your old lady by"







mardi 20 août 2019

Dans ta face ...

Downface


Dans la série c'est pas de bol ...
ou comment un titre sublime est attribué à tort à d'autres musiciens.

Pas des moindres vous me direz quand on parle de Pearl Jam et Alice in Chains,
nonobstant ... rendons à Tim Anderson, Rob Hammond, Joe Violetto et Russ Gray, aka les membres de DOWNFACE  ce sublime morceau :


"Alone"


"It's been a long day, 
At the bottom of the hill, 
She died of a broken heart
She told me i was living in the past
Drinking from a broken glass

I'm alone, 
I never wanna be alone, 
Now, I now I turn to face the cold, 
I'm alone"







C'est en 1997 que le groupe américain originaire de Madison se forme.
Les musiciens se rencontrent et font souvent des reprises d'autres groupes, puis composent deux albums qui sortiront en 98 et 2000.  
La voix du chanteur induit en erreur, et à tort d'autres morceaux sont également faussement crédités à Tool.

Joe Violleto (le bassiste) profite du vingtième anniversaire de la sortie du premier LP de Downface pour écrire sur le forum Muse Songwriters comment une nouvelle notoriété du groupe s'est propagée sur YouTube sans qu'aucun membre originel n'en soit à l'origine. 

Il se félicite de voir que sous l'attribution a Pearl Jam (même s'il ne comprend pas comment ni pourquoi ... ) de la vidéo YouTube de "Alone" des fans du groupe viennent rétablir la vérité et créditer a Downface la paternité dudit morceau. 

More : ICI




Comme il le dit à la fin de son post, les deux albums de Downface sont disponibles sur Youtube.
Il ironise même sur ce hit en puissance non exploité en son temps ... 

"Alone" étant un de leur morceau les plus softs, les deux albums sont plus rock, grunge.
Gros son, voix agacée mais harmonieuse, guitares grasses mais pas crasses, mélodies puissantes qui donnent envie de headbanger et de se ruer dans la fosse. 


Premier Album, "Confidence",

Où l'on retrouve "Alone", et d'autres perles comme "Ocean"









Second album "Within"

La production est d'époque, on colle les grattes en avant, on joue des voix graves et hurlées, on souffre et ça transpire.  L'an 2000 les gars ... la fin du monde tout ça tout ça ... on est un peu crade du son, mais ça fleure bon. 

Petit crush pour "Purge" et "Reflexion" qui a quand même un belle montée en puissance, et "Comfort" qui envoie le bois ! 



.



ICI : La chaine Youtube de Joe Violetto

vendredi 9 août 2019

Choc des titans

Corpse Flower






La Corpse Flower est également appelée "Phallus de Titan", c'est une plante qui peut faire jusqu'à trois mètres et dont l'odeur pestilentielle est si puissante qu'elle se détecte à 800 mètres, ... par ailleurs ce végétal sait se faire rare, sa floraison ne dure que quelques heures ...
Son odeur serait un subtil mélange de poissons pourris et de cadavres en décomposition ...

La petite boutique des horreurs un peu ... non ?





Jean-Claude, Mike, 
Mike, Jean-Claude 
"Enchanté "



Le Patron-Patton s’acoquine avec un frenchy, et pas des moindres : Jean-Claude Vannier
Un autodidacte éclectique peu enclin désormais à céder aux sirènes de la facilité lorsqu'il s'agit de projets personnels.

Jean-Claude Vannier est un Nom dans le domaine de l'édition, un genre de Monsieur à qui on dit Oui, car il peut rapporter gros ...

Ses collaborations furent fructueuses, Gainsbourg (Melody Nelson), Michel Jonasz (Super Nana), Michel Polnareff (Tous les bateaux ...), ... et encore bien d'autres pour qui il signera, paroles, musiques, (en doublé parfois), et/ou les arrangements... Jane Birkin, France Gall, Catherine Lara, Henri Salvador, Barbara, Alain Bashung, Claude François ... bref, il est un incontournable de notre patrimoine national musical.

L'improbable duo se rencontre en 2011 lors d'un concert en hommage à Serge Gainsbourg, maquettes, et idées traverseront l'atlantique pendant 8 ans avant de donner naissance à Corpse Flower.

Prévue pour septembre 2019, la galette réserve des surprises car la liste des collaborations reste secrète mais promet d'être longue.


On va pas bouder son plaisir, le duo propose déjà deux extraits, dont un en français :


"Chanson D'amour"

Le clip s'inspire des cauchemars de Jean-Claude Vannier qui a un vieux compte à régler avec les chansons d'amour et ses propres histoires de coeur ...






"On the Top of the World"
Où on retrouve les ruptures brutales, les joutes d'octaves du Patron, les nappes de voix qui caressent et font dresser les poils...




Le visuel est signé de Kenro Izu 



Et de Trois, nouvel extrait, le ton est donné, la bande originale du film sans pellicule ni écran que le duo s'est écrit risque de défiler velu dans mes esgourdes ...


"Browning"



L'album sortira chez Ipecac, le label de Patton.