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samedi 3 novembre 2012

Grand Master Black Painter

Toujours dans la série Pinceau mon ami ...

Il arrive que la salle de sport offre de la Culture, et pas que physique. Quelle bonne idée que ces magazines offerts, qui aident à passer presque du bon temps en transpirant...
Au kilomètre 2,65 j'ai tourné la page du Citizen K International et suis tombée sur le peintre Kehinde Wiley.

De lui vous connaissez peut être ce portrait de Michael Jackson quelque peu emprunté à Rubens.




Enfant du guetto, black et ouvertement gay, la peinture de Kehinde Wiley distille en tout subtilité de la subversion.  Il peint les jeunes afros américains du coin dans la rue dans des toiles à la manière des grands maîtres comme David ou Ingres.


(c) Kehinde Wiley / Ecce Homo / 2009 /



(c) Kehinde Wiley / Duc D'Arenberg (Duke of Arenberg) / 2011 /



L'immense talent de Kehinde Wiley à manier l'huile et le pinceau lui permet de copier les plus grands, et tout comme eux à leur époque,  de cotoyer les "plus grands" de ce monde (ou ceux que l'on nomme comme tel).
Son intérêt pour la diversité et les différentes cultures le pousse à voyager, et de ces séjours naissent des séries, Israel, India, Brazil .... (à découvrir sur son site).

(c) Kehinde Wiley / Salomon Mashash / 2011 /


(c) Kehinde Wiley / The chancellor Seguler on Horseback / 2005 /


Entre le kitch et le détournement, ... entre le maillot de sport et  la figure emblématique du rappeur tout en dorure ostentatoire, le peintre donne l'impression d'être également un maître de l'ironie.


(c) Kehinde Wiley / Prince Charles Louis, Elector Palatine, 
and his Brother Prince Rupert Of the Palatinate / 2005 /



Première exposition personnelle en France Galerie Daniel Templon (jusqu'au 24 décembre). 

dimanche 14 octobre 2012

Clair Obscur étoilé



Hier je suis restée devant cette toile longtemps, longtemps, longtemps. J'ai eu l'impression que là en 1927 Hopper avait trouvé SA marque.

Dans la vraie vie, cette toile n'est pas exposée avec les plus connues et n'a pas le privilège d'avoir sa magnet, sa carte postale, ou son poster à 20 euros.
Mais voilà, au beau milieu de cette exposition magnifique, que je vous recommande de ne pas rater, j'ai eu un coup de foudre pour elle.

Bien entendu les plus célèbres oeuvres du maître sont représentées. On découvre tout au long du parcours les influences marquantes de son oeuvre. Son amour pour la lumière, l'influence de Degas dans ses toiles, son amour de Paris, ...

Hopper c'est une ambiance, un climat, des ombres et des lumières qui sculptent et donnent mouvement et vie, des couleurs très franches parfois, des lignes qui structurent, de la solitude, du flou, de l'intensité ... beaucoup beaucoup de suggestion et d'intimité ...
Souvent, vous remarquerez  (ou non)  'le" personnage qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil ... 

Edward Hopper aimait le cinéma, et le cinéma l'aime beaucoup aussi : Wim Wenders, Jim Jarmush, David Lynch.... on retrouve dans cette vidéo l'incessant flirt picturale et cinématographique.




Je vous conseille de réserver car 2 heures de queue sous la pluie pourraient avoir une influence un rien négative sur votre humeur, d'autant que la météo n'est pas très propice à l'oisiveté en ligne !


Petite curiosité trouvée sur le net, un amateur de 3D qui reconstruit la toile à voir sur JD3D :