Affichage des articles dont le libellé est david bowie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est david bowie. Afficher tous les articles

dimanche 5 janvier 2020

Mister ...

Mister Sylvian,

1983, Un David croise l'autre, ...
Quand pour la bande originale du film Furyo, Ryuichi Sakamoto demande à David Sylvian de poser sa voix sur la chanson phare du film dans lequel Bowie campe un prisonnier.

On fait dans la saison hivernale puisque le titre original du film est "Merry Christmas Mister Lawrence"...



"Forbidden Colors".





Même s'il est tentant de penser que David Sylvian est un pseudo clone de Bowie, se serait réduire sa carrière a peau de chagrin.

David Sylvian débute sa carrière avec JAPAN, précurseur capillairement-parlant de Kadjagoogoo :
(pour toi qui aime les malabars bi-goût et les petits noeuds sur les tee-shirts)




... JAPAN ...

Le groupe débute dans les années 70, il est composé de David Sylvian (guitare-chant), son frère Steve Jansen (batterie), Richard Barbierie (claviers) et Mike Karn (basse), ils seront ensuite rejoints par Rob Dean (guitare).  
Le nom de JAPAN ne devait pas s'inscrire dans la durée, mais sans doute faute de mieux, ou parce qu'ils avaient déjà commencé à se faire une petite renommée l'appellation restera.


Premier album : "Adolescent Sex" sorti en 1978.





Difficile de distinguer le beau gosse qui se cache sous la tignasse peroxydée.

En pleine période punk, leur style musical détonne. S’entremêlent des réminiscences de rock, du funk, et une pincée d'électro, on peut même sentir poindre un brin de dance floor disco.

Sans doute que le flirt n'est pas assez poussé car ce mixage musical ne parvient pas à convaincre les critiques britanniques, leur pays d'origine, ni à faire grimper les ventes de disques dans la perfide Albion, en revanche le Japon et les Pays Bas se laissent séduire.



"Don't rain on my parade"



Le second album "Obscures Alternatives" est de la même trempe.

!!!!    Attention virage    !!!! 


En 1979, c'est Moroder lui même qui produit un effet percutant sur ce que sera le style musical des futures sonorités de JAPAN.

Goergio Moroder en produisant "Life in Tokyo" fait pleuvoir les lasers et c'est une envolée de boules à facettes ...



"Life in Tokyo"





1980, Troisième album "Quiet Life", qui sonne résolument électro, dans lequel on trouvera quelques magnifiques titres comme :


"Quiet Life"




Des kilos de cheveux en moins et l'installation pour David Sylvian d'un look dandy qui sera désormais sa marque de fabrique, devenant un peu le pendant blond du ténébreux Bryan Ferry, l'ambivalence sexuelle en plus.

(Même si avec le recul on peut lui trouver quelques petits airs de Michèle Torr ... la coloriste n'a pas fait dans la légèreté !)

Les envies de BO et autres expérimentations musicales commencent à planer sur les compositions à l'image du titre :


"Nightporter"



On notera également que la tessiture vocale de David Sylvian s'est enrichie de graves suaves.

Petite introspection dans les règles de l'art avec le titre "Ghost" qui figure sur l'album "Tin Drum", cinquième et officiellement dernier du groupe.

Album studio, car ironie du sort c'est par le biais de leur live "Oil on Canvas" que la notoriété internationale commençait réellement à arriver quand il décident de se séparer.


"Ghost"






"Visions fo China"





Après le split de JAPAN chacun poursuivra sa carrière,  ... 

Mike Karn avec Pete Murphy (Dali's Car) : 

"The judgment is the miror"





Rob Dean ayant quitté le groupe au 4ème album sera crédité entre autre sur "The Lion and The Cobra" de Sinead O Connor. Sublime album dont il co-signera ce morceau (pas forcément le plus représentatif de l'album) :


 "I want your (hands on me)"





et les trois autres se réuniront souvent autour de collaborations.

David Sylvian publie en 1984 "Brillant Trees", premier album solo qui a ce jour à environ 15 petits frères, et bon nombre de participation à des compilations.


"The Ink in the well"




Loin de caracoler dans les hits Parades, la carrière du blond David est toujours riche de nouvelles aventures et d'exploration sonores.

Collaborant avec de prestigieux comparses comme Robert Fripp, David Sylvian importe toujours sa marque de fabrique, cette ambiance musicale qui telle la brume qui recouvre un paysage semble habiter ses compositions.
Comme un nuage enveloppant de mélancolie, de romantisme, et de délicieux désespoir entretenu. A la manière du spleen qui inspirait les poètes.

Encore de belles plages de musiques qui me sont méconnues, mais je me repose un instant sur cette collaboration avec le frenchie ReadyMade qui date de 2010.


"Sugarfuel"




vendredi 6 décembre 2019

Mais Ouais !

"Comme d'habitude" ... 


S'il y a bien une chanson Jackpot c'est celle-là, ....

Petit souvenir de mon passage dans le milieu de l'édition musicale où cette oeuvre (en français et en anglais) était un des fers de lance de la société. 
Un titre qui sans que l'on ne remue un orteil avait le don de faire tomber les brouzoufs ...

Mais ce qui se sait moins c'est que David Bowie a une place dans l'histoire de cette chanson ...






1967, Jacques Revaux compose (à l’arrache quatre titres dont) "For me", prémice de "Comme d'habitude", il présente sa chanson à Michel Sardou qui la refuse, puis à Hervé Villard qui accepte (pour la coller sur une face B), mais Jacques Revaux souhaite la proposer à Claude François.

L'histoire dit que Claude François qui avait refusé une première fois la chanson, reçoit en août 67 Gilles Thibaut et Jacques Revaux au Moulin de Dannemois ; et que c'est au bord de la piscine qu'ils ré-écrivent à trois ce titre en français qui désormais parle d'une histoire d'amour qui se délite.

Ainsi naquit "Comme d'habitude"

En 1968, David Bowie qui n'a a son actif que des tentatives musicales n'ayant pas encore rencontrées leur public, travaille sur une adaptation anglaise pour un éditeur, son titre sera : 

"Even a fool learns to love".

Cette version n'étant pas "satisfaisante", Bowie repart sur la production de son prochain album et l'histoire Cloclo / Beau David s'arrête là. 

La version Bowie ne verra jamais le jour  ... mais elle est audible ici : 





Novembre 1967, Claude François qui vient de fonder "Flèche" son propre label, dans le but de contrôler davantage sa carrière, sort en premier opus "Comme d'habitude" et c'est d'emblée un carton plein.

Paul Anka de passage à Paris découvre la chanson et en acquiert les droits ; il en fait une adaptation qu'il interprète lui même :


 "My way"






Le Pater de Paul a dans ses amis un certain "The voice" Franck Sinatra, qui en 1965 interpréta une chanson nostalgique sur la fuite du temps :

"It was a very good year" ...






... "I'm in the autumn of the year

And now I think of my life as vintage wine" ... 


"Comme d'habitude" version Paul Anka est davantage autocentrée, ce qui convient sans doute mieux a Franckie. Un bilan de vie qui met les choses à plat, et assume tout son parcours. 
On est pas dans le chant du cygne mais on se rapproche de la sortie ... 


"And now the end is near ... "


Franck Sinatra s'empare de cette version et la classe dans le hit parade en 1969. Bien que second interprète on lui en accordera souvent l'origine.






Dans la palanquée de reprises il y a bien entendu celle de Sid Vicious (1979), introduite par Eddie Barclay sur la scène de L'Olympia :







Dans la même veine (humour sanglant !) ...

D'une voix gutturale en 2013, Christopher Lee range cape et dentier pour enregistrer un (nouvel) album "A heavy Metal Christmas too" sur lequel on trouve une version à sa sauce.






Dans les versions féminines :

Nina Hagen sur la scène de l'Oympia Paris 1980 





On notera que reprendre "My Way" c'est punk-rocker .... Sid Vicious, Nina Hagen,  ... on attend que Marylin Manson s'y colle ou bien ? 

On passe les classiques covers de Elvis Presley, Robbie Williams,  ...

L'assassine version Régine :
.. Quoique tellement titi parisienne dans l'accent, que finalement c'est du bonheur





La version soul qui groove de Aretha Franklin  :
...Qui donne sa mère envie de danser un slow ! 






Celle de Nina Simone :
Version uppercut s'il en est !






Et David Bowie ? 







Il s'inspira de la ligne harmonique de "Comme d'habitude" pour composer "Life on mars ?", un de ses titres aux paroles les plus alambiquées.
Sans doute sa manière si particulière de découper ses paroles et de les re-coller au gré de ses envies pour en faire un voyage onirique. 

D'aucun diront qu'il tient là sa revanche à son adaptation "insatisfaisante" ... un échec qui lui ouvrit la voie pour écrire un second album qui enfin rencontrera son public,  ...




lundi 11 janvier 2016

Le roi David

On sait qu'elle nous attend tous au tournant,
mais elle n'en est pas moins douloureuse.

La disparition du légendaire David Bowie nous laisse sans voix, la notre,
Comme un uppercut qui touche sa cible et vous fais vaciller.

Nous serons peut-être le héros d'un jour, lui une légende toujours.